Quand ils se sont rencontrés, elle lui a dit qu’elle voulait plusieurs enfants.  Lui, rêvait de vivre sur une fermette pour élever des animaux.  Elle a grandi à Laval.  Il a toujours vécu dans les alentours de Saint-Jovite/Brébeuf. 

 

Aujourd’hui, Kira et Judd vivent à Labelle avec leurs quatre garçons : Noah qui a 5 ans, Dylan, âgé de 3 ans, Devon suit de près de ses 2 ans et le cadet, Nico, qui a à peine 4 mois.  « Et je viens d’apprendre que je suis enceinte ! », ajoute Kira, d’une voix enjouée.

 

Ils avaient convenu qu’après le 4e enfant, Kira arrêterait de travailler.  « Y’a assez d’job comme ça à la maison ! », lance-t-elle.   Avec un seul salaire, on peut facilement voir les avantages de vivre de simplicité et d’autonomie.

 

Les enfants aiment manger santé

 

Effectivement, en plus d’avoir allaiter tous ses enfants, vous serez impressionnés de savoir que la jeune maman utilise des couches lavables.  Que le pain est fait maison et que toute la famille s’occupe des poules pondeuses, du cochon, des dindes et des poules à chair.

 

Sachant que l’aîné, Noah, aime beaucoup s’occuper des animaux, on peut très bien l’imaginer, même du haut de ses 5 ans, qu’il prévoit déjà avoir une chèvre pour le lait.  « Il sait que si tu traites bien tes animaux, ils te donneront des bonnes choses en échange », précise la maman, qui voit dans tous les travaux du quotidien, une façon de transmettre des valeurs de la vie.

 

On m’a dit que vous étiez une maman « grano-écolo », c’est vrai ?  De répondre Kira : « Mes enfants n’aiment pas le gâteau, ils préfèrent les muffins sans sucre.  Ils adorent le quinoa et en redemandent. Tant mieux !  Mais moi, j’suis pas capable.  Je mange des chips et du chocolat ! », démystifie-t-elle.

 

Tous mettent la main à la pâte à la maison : les biscuits, le pain, les barres tendres et les conserves sont faits maison.  Chez Kira, on oublie le sirop contre la toux.  Quand on a un rhume, on le traite à l’eau chaude et au miel.

 

Respecter la nature et éviter le gaspillage

 

Dans un fort souci environnemental, Kira souhaite éliminer le plastique de sa vie.  D’où l’habitude qu’elle a développée d’utiliser des couches lavables.  Saviez-vous qu’une couche lavable remplace 230 couches jetables et qu’entre 5 et 12 arbres sont coupés pour fabriquer les couches jetables utilisées par un seul bébé jusqu’à ce qu’il soit propre? Maintenant, imaginez l’empreinte écologique que peuvent représenter cinq enfants aux couches !

 

Aussi, avec sa mère, Kira coud ses sacs de tissus.  « Quand j’aurai des sous, j’irai m’acheter du matériel spécial pour faire des sacs de collations », décrit-elle comme un projet qui lui semble cher. De plus, récemment, Judd a trouvé le magasin La Bohémienne à Rivière-Rouge, qui vend des produits en vrac et zéro déchet.  Depuis déjà 11 ans, la mission de l’entreprise est d’offrir des produits alimentaires sains qui proviennent de cultures qui respectent l’environnement.

 

« J’achète très peu de linge neuf », ajoute Kira, qui précise que, naturellement, les vêtements passent d’enfant à enfant.  « Les vêtements brisés? Tout le monde s’entend qu’on les répare ! », ajoute la jeune mère.  Elle raconte avec humour, qu’elle se sentait quasiment mal à l’aise et qu’elle a dû sortir de sa zone de confort lorsqu’elle a obtenu la bourse Habillons un enfant, qui lui permettait d’acheter 200$ de vêtements neufs par enfant !

 

Un style de vie voué à changer sous peu

 

« En tant que maman, de me permettre de rester à la maison, ça donne plus de liberté à toute la famille au niveau du temps » débute l’adepte de la Maison de la Famille du Nord de Mont-Tremblant , expliquant qu’elle peut rester coucher avec le bébé s’il le faut le matin et qu’il n’y a pas le rush d’aller à la garderie quotidiennement.  « Ce sera tout un processus de changement quand ils iront à l’école », envisage Kira, qui fréquente parfois le parc municipal pour socialiser.  « Sinon, on est bien chez-nous, simplement, en famille », précise-t-elle.

 

Selon Kira, sans être obligé d’adopter le mode de vie qu’elle a choisi, tout le monde peut faire une différence avec un effort pour réduire son empreinte écologique

 

Et vous, vous considérez-vous grano-écolo

 


Texte: Anny Champoux