Quand elle s’est séparée de son conjoint, à l’été 2016, Fanny Hayes a ressenti la richesse de vivre dans une petite communauté. « Quand ça s’est su, c’est vrai que ça a créé toute une commotion !  Mais au bout du compte, les gens sont là pour toi », souligne la maman de trois garçons, qui tient à souligner : « Dans d’autres villages, c’est peut-être différent mais à La Minerve, c’est une place où il y a beaucoup d’entraide ».

 

Un milieu bienfaisant

 

Lors du dernier recensement, on dénombrait 1 205 habitants dans la municipalité de La Minerve, située à une quarantaine de kilomètres au nord de Mont-Tremblant.  « En période estivale, en incluant les villégiateurs, on doit être 6 000 personnes », précise la Minervoise.

 

La petite école qu’on y trouve, en est une alternative.  On la nomme La Relève.  Cette année, quelques 76 élèves la fréquentent, de la pré-maternelle à la 6e année, dont William, 9 ans et Thomas 7 ans et demi.  Benjamin, lui, qui a 4-ans-bientôt-12, y rejoindra ses deux frères dès septembre prochain.  « C’est un environnement scolaire qui offre aux élèves un enseignement plus personnalisé, selon moi », ajoute Fanny, qui est aussi secrétaire à l’école, depuis quatre ans.

 

Les élèves qui étudient à La Relève sont ouverts et, puisque qu’ils sont peu nombreux, l’intimidation est plus facilement contrôlable.  Même si aujourd’hui tout s’est replacé pour William et Thomas, qui ont trouvé la séparation de leurs parents difficile, leur école a été un milieu bienfaisant.  « Benjamin, qui lui n’avait qu’un an et demi à l’époque, s’en est moins rendu compte », ajoute Fanny.

 

S’impliquer dans sa communauté

 

Sur le territoire de la Municipalité, sont accessibles pas moins de 136 lacs, une maison des jeunes, un centre communautaire, une bibliothèque, un petit musée et une galerie d’arts.  Plusieurs activités de plein air sont aussi organisées.

 

« Les enfants et moi sommes très impliqués dans la communauté et on participe à plusieurs événements : la Tournée Circulitout, le Carnaval de La Minerve et le Spectacle de l’eau », énumère Fanny, pour n’en nommer que quelques-uns. En plus, ça fait cinq ans qu’elle est bénévole sur le Comité de la Fête de Noël.  « C’est nous qui organisons le dépouillement de l’arbre et le spectacle pour les tout-petits et leur famille », dévoile la dynamique maman engagée.

 

Fanny raconte que lorsqu’elle s’est séparée, sa mère n’a pas tardé à lui demander si elle planifiait retourner à Sainte-Anne-des-Plaines, d’où elle est originaire.  « Il n’en n’était pas question, on est trop bien ici, continue la maman monoparentale, même si ça n’a vraiment pas été facile financièrement pendant quelques temps ».

 

L’année de la séparation, elle a reçu un panier de Noel pour rendre le temps des Fêtes plus abondant.  « Et la Fabrique nous a choisis pour nous remettre 500$ d’épicerie », explique Fanny, qui n’en revenait pas de tant de générosité.

 

Et ce n’est pas tout !  Elle raconte que, par un bon matin, le propriétaire de l’épicerie l’a appelée, lui demandant d’aller le voir avant le dîner.  « Je me demandais bien ce qu’il voulait ! », s’exclame Fanny, avant d’ajouter : « Il souhaitait me remettre une carte. Elle était non-signée et contenait 300$ ».   Dans la carte, il était écrit ceci : Dans la vie, il y a des moments où l’on vit des périodes plus difficiles.  On le sait que tu donnes beaucoup aux autres et c’est apprécié.  C’est maintenant à toi et à tes enfants de vous laisser gâter un petit peu.

 

« Voilà.  C’est ça la vie dans une p’tite communauté ! », conclut Fanny Hayes, une Minervoise de cœur.

 

Texte: Anny Champoux


 

LIEN INTÉRESSANT!

Voici une suggestion de livres afin d’accompagner les enfants dans la séparation de leurs parents.