« Pas tout enfant deviendra un adulte mais tout adulte a été un enfant. » – Dr Gilles Julien

 

Une chaîne humaine sera tissée d’enfants, de parents et d’enseignants, dans la cour de l’École Fleur-des-Neiges de Sainte-Agathe-des-Monts, le 20 novembre, pour célébrer la Journée internationale des droits de l’enfant.  Cette activité de sensibilisation est organisée par le Centre de pédiatrie sociale Cœur des Laurentides.

 

« Pour notre équipe, c’est une opportunité d’informer les enfants et leur entourage qu’en 1989, lorsque les dirigeants du monde se sont réunis dans un moment de rare unité mondiale, ils ont pris un engagement historique envers les enfants de toute la planète en leur promettant de protéger et de respecter leurs droits », explique Émilie Godin, directrice du Centre de pédiatrie sociale, basé à Sainte-Agathe-des-Monts.

 

Il importe de savoir que la pédiatrie sociale exercée par l’équipe du centre Cœur des Laurentides est une médecine centrée sur la dignité de l’enfant ; un modèle de médecine sociale intégrée développé par le Dr Gilles Julien et Me Hélène (Sioui) Trudel, centré sur les besoins et le respect des droits fondamentaux de l’enfant de 0 à 20 ans.

 

« Axé sur les forces du jeune, de sa famille et de sa communauté, ce modèle unit la médecine, le droit et le travail social, permettant de dépister, réduire ou éliminer les stresseurs et ainsi permettre à chaque enfant de développer son plein potentiel », soutient Mme Godin.

 

La Convention en bref

 

Protéger les enfants contre toutes les formes de violence.  Promouvoir l’égalité des sexes.  Lutter contre la discrimination. Éradiquer le travail et l’exploitation des enfants.  Voilà les principaux objectifs qui sont applicables dans tous les pays du Monde, depuis l’adoption à l’unanimité de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) par les États membres des Nations Unies, le 20 novembre 1989.

 

« Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité », expliquait feu M. Kofi A. Annan, qui a été le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies de 1996 à 2007.

 

Sur les 197 États signataires de la Convention, 196 l’ont ratifiée, soit la quasi-totalité des États signataires. Seuls les États-Unis ne l’ont pas ratifiée, malgré le soutien de plusieurs présidents américains à la Convention, qui est composée de 54 articles qui définissent les droits de l’enfant.

 

Un message d’espoir

 

Qu’en est-il des progrès réalisés depuis ?  Ils sont nombreux, si on se fie à la Lettre ouverte aux enfants du monde, rédigée par Henrietta H. Fore, directrice générale de l’UNICEF, qui élabore sur les huit raisons pour lesquelles elle est préoccupée, et optimiste, pour la prochaine génération.

 

Son message se conclut par ces derniers mots : « Ce qui me donne le plus d’espoir, c’est que vous, les enfants et les jeunes d’aujourd’hui, prenez les choses en main en réclamant la mise en place de mesures immédiates et en vous donnant les moyens de découvrir et de façonner le monde qui vous entoure. Vous prenez position et nous vous écoutons. À l’instar des enfants de 1989 qui sont devenus les dirigeants d’aujourd’hui, vous, les enfants et les jeunes de 2019, deviendrez les dirigeants de demain. C’est vous, désormais, qui nous montrez la voie ».

 

 


Texte: Anny Champoux

Image: Prawny de Pixabay