09/04/2020  – Les gestionnaires des centres de la petite enfance (CPE) de la MRC des Laurentides se sont rapidement adaptés à leur nouvelle mission de services de garde d’urgence (SDGU), qui offrent une contribution importante aux familles depuis le début de la crise de la Covid-19. 

 

« Nous sommes bien encadrés par le gouvernement et la direction de la santé publique.  C’est rassurant, sachant que nous devons continuer à réagir rapidement à l’évolution des besoins », souligne Ginette Masson, directrice générale du CPE l’Antre-Temps.  À cet égard, la directrice confirme que le gouvernement, qui travaille étroitement avec les associations nationales – soit l’Association québécoise des CPE et le Conseil québécois des services éducatifs à la petite enfance – a mis en place, dans les meilleures conditions possibles, les services de garde d’urgence. « Nous sommes très fiers de notre gouvernement dans sa gestion de crise », ajoute-t-elle.

 

Grande capacité d’adaptation

 

Rappelons que les Services de garde d’urgence sont un service exceptionnel pour les parents qui n’ont aucune solution de rechange, offerts aux parents œuvrant dans le réseau de la santé du Québec et dans les services essentiels d’urgence, tel que prescrit par le gouvernement du Québec.

 

« On se rend vite compte que les enfants ont une très grande capacité d’adaptation », remarque Catherine Labelle, directrice adjointe du CPE des Rires, appuyée par Sandrine Beauchamp, directrice adjointe du CPE Bambouli, qui évoque : « Ce qui importe, c’est d’assurer une stabilité aux enfants qui, dans plusieurs cas, ne fréquentent pas habituellement notre établissement. On garde le moral et on garde nos distances!».

 

Toutes deux rapportent que leur personnel a besoin d’une attention particulière car le travail s’effectue dans des conditions extraordinaires, que l’on pense au milieu de travail, mais aussi aux circonstances qui peuvent varier grandement selon leur situation familiale et personnelle.

 

Par précaution, les éducatrices doivent appliquer les protocoles de contrôle des infections qu’elles utilisent déjà en saison d’infections respiratoires.  Elles doivent s’assurer que les enfants malades n’entrent pas dans la garderie et faire appel à l’étroite collaboration des parents à cet égard. Elles doivent isoler un enfant malade des autres enfants et demander à ses parents de venir le chercher sans tarder.  « Même l’accueil des enfants est différent et soigneusement adapté à chacune des garderies.  L’accès aux bâtiments est contrôlé », informe Karine Colello, directrice générale du CPE Les Petits Manitous.

 

Rôle de filet social

 

Elles sont unanimes : leur rôle de 1ère ligne est celui d’être un filet social pour les familles de la région et de garder le contact avec celles qui fréquentaient leurs CPE respectifs est primordial. « On prend notre rôle d’ange gardien au sérieux et on reconnaît que, même si ça se passe plutôt bien, c’est un méchant coup pour les familles », met de l’avant Sandrine.   « On connaît notre clientèle et on s’inquiète que la santé financière d’une famille peut avoir un rebond sur les tout-petits », mentionne Catherine. « Nous trouvons les moyens pour maintenir le contact avec toutes nos familles, car la détresse psychologique peut affecter même les mieux nantis », ajoute Karine. « On est à l’écoute de leurs préoccupations et on est là pour les référer aux services dont ils ont besoin.  N’hésitez jamais à nous appeler ! », conclut Ginette.

 

 


Texte: Anny Champoux

Photos: Gracieuseté du CPE Bambouli et du CPE Les Petits Manitous