Pour Marilyn, la rentrée scolaire est exceptionnelle cette année.  Et ce n’est pas seulement à cause des répercussions de la COVID-19.  Cette maman de quatre garçons, âgés de 4 mois à 11 ans, est en congé de maternité depuis l’arrivée du petit Saël, le 14 avril dernier, et ce jusqu’en avril 2021.  Elle est donc à la maison pour le retour de Hayden (11 ans) et de Dylan (7 ans) à l’École du Méandre ainsi que pour celui de Nathan (qui aura 5 ans au mois d’octobre), qui entame une dernière année au CPE Les Petits Bourgeons, à Rivière-Rouge. 

Lunch, fournitures et transport

Après un bel été à fréquenter le camp de jour, les garçons avaient hâte de retourner à l’école pour revoir leurs amis. « J’ai commencé à préparer des gros bols de crudités une bonne semaine à l’avance », souligne fièrement Marilyn, avouant qu’elle n’est pas la meilleure dans la planification des lunchs d’école. Elle fait tout, le matin même. « En temps normal, les dîners sont composés des restants du repas de la veille », précise-t-elle avant d’ajouter : « Cette année, comme au printemps dernier, les mesures mises en place par la Santé publique pour un retour à l’école en sécurité indiquent que les enfants ne peuvent utiliser les micro-ondes de la cafétéria pour réchauffer leur repas.  C’est désolant, car les miens sont franchement tannés des sandwiches, après un été au camp de jour à en manger chaque jour! ».  L’option des repas chaud dans un récipient isolant (thermos) demeure une belle alternative.

En ce qui a trait aux fournitures scolaires, Marilyn les a achetées tout au long de la période estivale.  À combien estimez-vous le total de ses dépenses? Moins de 40$, imaginez! « Avec quatre enfants, tout sert! Je cherche les spéciaux et j’achète en bonne quantité », partage la maman qui a plus d’un truc dans son sac pour économiser en temps et en argent

Pour le transport à l’école et au CPE, elle en assure la responsabilité cette année.  « Ce n’est pas compliqué pour moi de le faire et ça diminuera le temps que les garçons auront à porter le masque, même si cette contrainte ne les dérange pas du tout », ajoute-t-elle.  Au sujet de la COVID-19, Marilyn précise que ce sont les garçons qui la ramènent à l’ordre, lorsqu’elle se dirige dans le sens contraire des flèches à l’épicerie.  Aussi, ce sont eux qui l’informent des constantes mises à jour des directives de la Santé publique. « Je les trouve tellement bons ! », s’exclame-t-elle.

La routine, c’est la clé !

Avant la naissance de Saël, Marilyn travaillait comme secrétaire à l’Église de Rivière-Rouge.  « Mes clients sont remplis d’amour.  Pour la plupart, ce sont des personnes âgées et j’adore avoir ce contact humain dans mon milieu de travail », confie Marilyn qui, pendant de nombreuses années, a œuvré comme préposée aux bénéficiaires. 

Son conjoint, Jean-Sébastien, est paramédic. Sans horaire fixe, il travaille fréquemment de longues heures et doit parfois faire des horaires de faction, qui l’amènent à être à la caserne 24 heures sur 24, 7 jours sur 14. « Au début du confinement, j’étais enceinte de 36 semaines et, puisque Jean-Sébastien est considéré comme travailleur essentiel durant la pandémie, ça nous a permis d’utiliser les services de garde d’urgence quand j’étais trop fatiguée. Les garçons sont d’emblée retournés à l’école au printemps et je ne les en ai pas empêchés », partage Marilyn. 

Avec quatre enfants à la maison, ce qui importe selon la maman, c’est d’avoir une agréable routine bien établie. Car, plus le quotidien est prévisible, plus l’enfant se sent en sécurité. « D’assurer une constance des activités quotidiennes, c’est la clé pour moi. D’autant plus qu’il n’y a pas de jeux vidéo chez-nous : on doit utiliser notre créativité pour s’occuper », souligne-t-elle. 

Le plus grand souhait de Marilyn

Tout jeune, Hayden a été diagnostiqué d’un trouble d’opposition avec provocation. « Pendant longtemps et jusqu’à tout récemment, nous avons cherché de l’aide de professionnels du milieu de la santé pour nous aider. Ce fut très difficile. Aujourd’hui, Hayden est bien accompagné », raconte Marilyn, continuant : « Malheureusement, depuis le début de la pandémie, avec le confinement, il est devenu très anxieux.   Ma mère l’a donc invité à vivre temporairement chez elle. Il a accepté. Ils ont une super belle relation et ma mère lui donne un très grand support moral.  Je lui en suis très reconnaissante ».

Le plus grand souhait de Marilyn est aussi son plus grand défi.  « J’aimerais tant que Hayden soit bien à l’école et qu’il rattrape son retard accumulé », confie-t-elle, expliquant que l’an passé, l’école a décidé d’intégrer l’aîné de la famille dans une classe d’aide, comme tremplin pour une relance.  « Hayden est très, très, très brillant.  En le voulant vraiment, je suis certaine qu’il pourra rattraper ce temps qu’il a perdu », explique Marilyn.

Aux yeux de la dévouée maman, la scolarisation, c’est important pour s’assurer d’avoir un choix de carrière qui nous permet d’œuvrer dans le métier qu’on a le goût de faire dans la vie. « Qu’ils soient plombier, entrepreneur ou en quête d’un doctorat, par-dessus tout, ce que je souhaite pour mes enfants, c’est qu’ils soient heureux », conclut Marilyn. 

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Texte: Anny Champoux

Photos: Dominic Bouffard